Nous nous rappellerons sans doute que le président Chirac fut l'instigateur de la suppression du service militaire. Qui peut dire aujourd'hui, qu'il soit militaire ou civique, qui peut dire que ce ne fut pas une très grossière erreur !

L'identité nationale, la patrie, la fierté de son pays, tous ces mots devenus grossiers car volés par certains partis politiques, tous ces mots qui font le ciment d'une république laïque, tous ces mots nous manquent.

Qui n'a pas entendu son père, son oncle ou son grand père raconter avec passion son année de service militaire. On ne se rappelle que les bons souvenirs dit-on.... Cette année passée à servir sa nation, mélangé avec toutes les couches sociales, toutes les cultures, tous les styles. Quoi de mieux que ce métissage pour faire changer les opinions de chacun sur l'autre.

Le service militaire avait cette grande vertue qu'est de rendre à la nation tout ce qu'elle nous a donné ou nous redonne ensuite. Un peu de sévérité et d'éducation en sus. Et si le coté militaire peut arrêter certain, alors l'idée d'un service civique était tout aussi adaptée en complément.

En supprimant cette année, nous avons intégré l'idée que nous avions des droits, en oubliant nos devoirs. Nous avons évité le brassage des cultures et le brassage social. Les livres de nos ainés sont remplis de ces anecdotes, sans carricaturer bien entendu, du fils du patron qui joue avec le fils de son ouvrier. de cela il ne reste plus rien.

De la naissance à la mort, en France, pas une seule fois chaque individu ne doit rendre à la nation ce qu'elle peut lui apporter, si ce n'est le paiement de ses impôts que chacun considère comme excessif et injuste.

Mr chirac en supprimant le service militaire sans tenter de le faire évoluer ou compléter par un service civique, a créé une génération de revendicateurs qui n'ont aucune conscience de l'identité nationale, aucune marque d'appartenance à une patrie, aucun respect pour la république. Il était certain que quelques années après, quelques soucis d'intégrations allaient finir par arriver... 

Ce n'est pas l'unique raison à tous nos maux actuels, certes, mais quelle erreur magistrale d'avoir supprimé purement et simplement ce service à la nation.