liberté

Quelle sera l'étincelle ?

Quel sera le déclencheur ?

 

Nos entreprises ferment les une après les autres, les audiences dans les tribunaux de commerce ne désemplissent pas. Les défauts de paiement des PME au niveau des dettes fiscales et sociales n'ont jamais été aussi nombreuses... J'ai moi même pu m'entretenir avec des fonctionnaires de ces services pour qui, selon leurs dires "CA FAIT PEUR !!!".

Mais ces soucis, ce sont des chômeurs en plus dans les mois à venir, des rentrées d'argent en moins pour l'état et des dépenses supplémentaires. La crise à bon dos, cette fameuse crise qui nous pousse à moins consommer et qui s'accentue par rebond d'elle même.

Si nous étudions les raisons des défaiences d'entreprises, nous constatons certes que les carnets de commandes ont baissé, et encore ce n'est pas une vérité absolue, mais surtout que ces petites structures sont confrontées au manque de trésorerie souvent consécutif aux désengagements des banques. Les gestionnaires n'ont d'autres choix que de remplacer leurs courts termes en tentant d'étaler leurs dettes auprès de l'état.

Ce même état qui avait mis sur pied un plan d'urgence incroyable pour "sauver" le système bancaire, doit désormais servir de banquier. sauf que l'URSSAF et la TVA n'ont pas pour vocation de prêter des sous et que leurs services recouvrement usent de méthodes radicales qui conduisent souvent à la faillite.

Rassurons nous, les banques vont bien, elle se désengagent, ne prennent plus aucun risque et perdent leur fonction première de moteur de l'économie.

Il va se passer quoi ? Les procédures de RJ sont souvent reportées de 6 mois en 6 mois et les procédures d'alertes des commissaires aux comptes bondissent. Au final, toutes ces PME touchées ne pourront continuer à vivre et fermeront. Comment va faire l'état pour payer ses charges, sans cet apport de taxes ? Comment l'état va t il pouvoir payer de plus en plus de chômeurs ? Comment le GVT peut-il budgtétiser l'avenir quand on voit l'état de notre tissu économique ? Mr HOLLANDE annonce 100 000 contrats d'avenir, la belle affaire, c'est tellement loin de nos réalités et le chiffre parrait si ridicule...

Pour le moment la rue est calme, car la rue imagine toujours que l'état la protège, surtout financièrement. Retraite, chômage, tout cela restent des acquis que personne n'imagine encore remis en cause. Mais comme toute entreprise, l'état ne pourra pas, à terme, payer ses fonctionaires et payer ses chômeurs si les rentrées d'argent se réduisent comme peau de chagrin.

La solution parrait pourtant simple, contraindre les banques à préter, même à court terme, aux PME les plus touchées par un manque de trésorerie. Celles qui ne cherchent pas à emprunter pour combler les pertes (comme le fait l'état...bref), mais celles qui cherchent juste à financer leur BFR.

Comment l'ETAT et comment l'EUROPE peuvent ils laisser partir nos savoirs faire, laisser des pans entiers de l'économie partir en fumée sous couvert de lois financières.

Ne payons plus nos dettes d'état, négocions !!! Après tout, ils se sont largement payé avec leurs interêts. On a en face de nous du vent, des fonds, des systèmes bancaires, ils ne sont rien face à des peuples en colère. Qu'ils viennent nous faire la guerre avec leurs ordinateurs, on est 60 Millions, on les attend, on va bien rire, sans nous, ils ne sont rien !

Mais pour ça il faut du courage, ou mieux, mesurer l'ampleur du désastre à venir...Qui sont ces gens qui nous gouvernent qui ne pensent qu'à leurs échéances électorales et leurs petites vies bien réglées avec leur salaire qui tombe, quoi qu'il arrive, tous les mois. Et ils ont l'audace de critiquer ceux qui par leur travail gagnent beaucoup d'argent, l'audace de stigmatiser la réussite ?

Je ne suis pas devin, mais il faut se rendre à l'évidence que les entreprises qui ferment ne paieront plus de taxe. Les autres seront chargées d'en payer plus pour compenser et elles ne le pourront pas. Les citoyens ne pourront plus non plus supporter des impôts supplémentaires.

On résume ? Plus de chômeurs, des investisseurs découragés, moins de rentrées d'argent pour l'état, plus de dépenses pour ce même état... ça fait un peu faillite annoncée non ? et le peuple qui prend conscience que l'ETAT providence ne l'est que lorsque ce même peuple le finance....

On va droit à la révolution, la vraie, celle qui oppose nos nouveaux Monarques cachés derrière leurs dorures aux citoyens qui se meurent. Et pourtant nous avions le tout petit exemple Grec, tout petit par rapport à ce qui nous attend...

Au fond de moi je ne l'espère pas, mais où allons nous ?