Quel que soit le modèle de société, nous sommes tous liés par des échanges "commerciaux". Même dans les tribus les plus éloignées, l'un coupe du bois qu'il négocie contre quelques poissons pour survivre... Le troc, ou l'échange de marchandises, cela a toujours été et restera toujours ainsi.

Dans ce commerce, dans ces échanges, il est essentiel de respecter Et le travail fourni ET le "client" qui nous fait vivre.

Notre pays démocratique et républicain, a permis à un peuple souverain de mandater nos élus pour gérer et contrôler ces échanges. L'état prélève des impôts et des taxes, les redistribue au mieux et offre en contre partie des services de la meilleure qualité possible.

Le dérapage et la catrastophe programmée qui nous arrive droit dessus, tient au fait que l'état n'a pas considéré les "payeurs" d'impôts comme des clients. Dans une entreprise nous devons être attentif aux souhaits de nos partenaires. Ils acceptent de payer un certain prix, contre une qualité et des services assurés. Si l'on ressent que le prix demandé ne coïncide pas avec le produit, nous devons ajuster soit l'un soit l'autre pour ne pas perdre ce marché.

L'état a oublié cette donnée importante : Le peuple paie des impôts, il l'accepte et il le peut jusqu'à une certaine limite. Au delà, si la pression fiscale est trop lourde, au delà des troubles sociaux, c'est bien vers la faillite que nous courrons. Et un commerçant sans client perd son commerce, un état sans recette est en faillite..... 

Il faut être très con pour ne pas comprendre cette idée toute simple que plus les entreprises et les particuliers pourront gagner de l'argent, plus ils pourront s'acquitter de leurs impôts. Et que dans le même temps, alléger ces impôts permet d'en récolter encore plus.... Je préfère gagner 10 fois 1 euros, que 1 fois 10 euros, c'est du bon sens et le risque est dilué.

C'est donc bien un problème idéologique majeur qui se pose. Un chef d'entreprise est très fier de travailler pour un client millionaire. Il cherchera à lui offrir de bons services afin d'augmenter son volume et ses gains. L'état lui, tape sur son "client" millionaire pour lui prendre la maximum... du coup il prend le risque de le perdre... C'est du très court terme...

L'état ne prend pas le soin d'écouter ses "contribuables clients". Il oublie au passage que chacun de nous a, au delà du pouvoir de voter, le droit qu'à un employeur envers ses salariés. Fait assez unique, nous sommes les clients de l'état, mais dans le même temps, un peu son employeur. Le fait de ne pas respecter cette évidence prouve que nous touchons les limites de la démocratie quand un cercle restreind, même élu, se permet de décider pour le plus grand nombre sans consultation.

Quand plus d'une entreprise par jour dépose son bilan, quand du coup ses salariés ne se paient plus par leur travail mais deviennent une charge pour l'état, quand les plus gros contribuables fuient la France, quand finalement les clients de l'état ne peuvent plus payer les services demandés, alors l'état doit revoir sa politique, mais surtout son idéologie et la façon dont il gère NOS sous.

A force de taper sur les entrepreneurs, les créateurs et les "riches", comment l'état compte-t-il trouver des liquidités pour payer ses charges qui s'allourdissent un peu plus chaque jour, inéxorablement .... Cette idéologie, cette façon de voir nous conduit tout droit à la faillite.